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LE PROGRAMME

LA LECTURE DESSINÉE

LE CONCERT

LES AUTEURS

Joël ALESSANDRA
Guillaume BIANCO
Olivia BURTON
Mahi GRAND
Florent GROUAZEL
Piero MACOLA
Laurent MAFFRE
Éric MALTAITE
Aude MERMILLIOD
Luis NCT
PTILUC
François SCHUITEN
Isaac WENS

Photo © Alain Bujak
Piero Macola a 38 ans. Il est né en Italie et vit à Paris. Il a étudié la bande dessinée à l’Institut Saint-Luc à Bruxelles, collaboré à Bayard presse et au magazine italien Internazionale.
Piero
MACOLA
         
  Bruno et Anton. Deux hommes en marge de la société.

Le premier ne veut surtout pas faire de vagues, le second tente simplement de survivre. Mais vivre à la marge fait-il de vous des nuisibles ?

Piero Macola signe avec Alain Bujak un récit intimiste qui parle aussi, de manière diffuse, des malaises de la société d’aujourd’hui…
           
 
 
   
Italie, plaine du Pô, aujourd’hui. Bruno vit seul. Il est gardien de péage du pont. Son obsession : « rester dans le tracé », ne pas faire de vague, être invisible…

Bruno rend régulièrement visite à Maria et l’aide à vider la cabane au bord du fleuve. Depuis la mort de son mari, Maria vit seule avec son chien. Il y a une odeur réconfortante dans sa maison. Une odeur de choses immobiles. La fille de Maria, elle, veut la convaincre d’emménager près d’elle, en ville. C’est dangereux sa maison isolée. Il y a de plus en plus de cambriolages, sans parler des trafics sur le fleuve qui ne cessent d’augmenter. On dit que c’est la faute aux étrangers. Ils squattent de vieilles fermes abandonnées. Ça tourne à l’invasion, on dit cela.
Anton, lui, est en Italie depuis 9 mois. Il vit d’expédients et de petits boulots sur les chantiers. Au noir. Un jour il se casse la jambe en tombant d’un échafaudage.  
         


  Dans les Landes, le plus vieux camp de gitans de France doit être démantelé pour laisser place à une base militaire. A faire disparaître cet espace qui porte la mémoire de la communauté, c’est la communauté elle-même qu’on renverse et une identité qu’on gomme. Comment ceux qui ont toujours vécu en extérieur, et en dehors des villes pourraient supporter de vivre dans des logements ordinaires ? Est-il possible de trouver racine ailleurs, lorsqu’ on est d’abord déracinés ? 
 
 
  Janvier 2010. Mont-de-Marsan. Alain Bujak se dirige vers le Camp du rond, « chez les manouches ». Il y a rendez-vous avec Marie, la doyenne. Juste après la Seconde Guerre mondiale, ils se sont installés là, Marie avec ses parents, ses frères et sœurs, dans les baraques en bois laissées vacantes par les prisonniers allemands qui venaient de partir. Le Camp du rond est situé en bout de piste d’une base militaire aérienne. C’est une Zone A. Personne ne devrait y vivre compte tenu du bruit et des rejets de kérosène, dangereux pour la santé. 
           
           
  C’est l’émouvant portrait d’un ancien tirailleur marocain, arraché à son pays à l’âge de 17 ans, et à qui la France n’a jamais rendu justice, comme à tous ses frères d’armes. Ils sont les oubliés de la nation… C’est à l’occasion d’un reportage photographique, qu’Alain Bujak a rencontré Abdesslem dans un foyer social à Dreux, où il résidait neuf mois de l’année, loin de sa famille, pour pouvoir percevoir une maigre allocation vieillesse. De leurs discussions, il en a tiré un témoignage intime auquel Piero Macola apporte son trait délicat et ses couleurs subtiles, qui magnifient l’émotion de ce récit.